Conformément à la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, le site Internet de la Ville d’Avrillé ouvre un espace d’expression aux différents groupes politiques qui composent le Conseil municipal, mis à jour chaque mois.

Majorité

Ambitieuse Avrillé

Dans la nuit du 4 au 5 décembre dernier, la toiture de l’Espace Lino Ventura a été ravagée par les flammes. La Ville a perdu l’un de ses équipements principaux. C’était un lieu privilégié de fêtes et de convivialité utilisé par les associations pour l’organisation de leurs rencontres et autres manifestations. Il accueillait également des évènements privés. Aujourd’hui, l’équipement est inutilisable et son accès est interdit pour des raisons de sécurité.

Fort heureusement, les dégâts ne sont que matériels. Les conséquences de ce sinistre quant à elle, sont plus que matérielles.

L’incendie a contraint à réorganiser l’occupation associative des salles municipales. Des solutions ont été trouvées mais elles ne peuvent être que temporaires.

Une certitude demeure, l’Espace Lino Ventura sera reconstruit, la Ville ayant souscrit à une assurance qui couvre les dommages et permettra une prise en charge financière des dégâts dont le montant reste encore à définir. On peut espérer disposer de premiers éléments d’ici l’été prochain. Pour autant, considérant l’âge de l’équipement, presque 27 ans, compte tenu des nouvelles normes en vigueur, des besoins croissants des associations, de la population,  il importe de recenser toutes les attentes des Avrillais en y incluant plusieurs paramètres.

Cette réflexion que nous avons d’ores et déjà engagée nous a conduits à suspendre momentanément la réalisation des nouveaux équipements. Cela ne signifie pas que nous avons décidé de renoncer à ces projets. Les Avrillais ont confié à la majorité la gestion des deniers publics. Face à cet imprévu que constitue l’incendie, il est logique et raisonnable que nous interrogions les finances de la collectivité. Rappelons que l’équipe municipale en début de mandat a pris l’engagement de ne pas augmenter  les taux communaux d’imposition  sur  les ménages quand bien même les concours financiers de lÉtat n’ont de cesse de diminuer. Faut-il simplement reconstruire Ventura à l’identique ? Ne faut-il pas concevoir un équipement plus moderne, complémentaire à ceux existants, une salle qui apporterait une réponse aux besoins de rencontres conviviales, de réunions publiques ou privées, un équipement adaptable à tous les projets associatifs qui pourraient s’y dérouler ?

Nombreuses sont les communes qui se sont récemment dotées de salles fonctionnelles.  Il est donc nécessaire d’étudier les offres existantes car si la solution d’un nouveau concept était retenue pour l’Espace Lino Ventura, il ne s’agirait pas de créer un équipement concurrent. Le temps est donc celui de la réflexion, des études et des procédures.

Avrillé doit s’adapter et être ambitieuse avec un intérêt premier, celui des Avrillais.

Minorité

Boulevard, impasses

Comme bien des petites villes de périphérie, Avrillé s’est d’abord développée le long d’un axe, la route Nationale, aujourd’hui avenue Pierre Mendès-France. Puis elle s’est agrandie par ajouts de quartiers, avec une réflexion insuffisante sur leurs liens et leurs infrastructures. Désenclaver, animer et unifier ces espaces de vie, tout reste à faire. Une preuve, les boîtes rouges du Père Noël  installées depuis trois mois : pour imaginer une nouvelle ville, chacun de nous est invité à y poster une contribution. Cela crée-t-il une politique de la Ville ? Cela permet-il de susciter et de confronter des projets communs ?

Les voies de passage vers Montreuil ou La Meignanne entraînent un accroissement de trafic dû à un apport externe. Le choix de situer la ligne de tramway dans l’avenue principale au lieu d’adopter l’emprise de la voie de chemin de fer faisait espérer un report de la circulation vers les voies rapides aménagées au pourtour d’Avrillé. Il n’a pas été aussi important qu’attendu et les difficultés de déplacements internes à la ville demeurent. Vitesse excessive, stationnement anarchique, pollutions sonore et atmosphérique, comment réduire les impacts négatifs de la circulation automobile ? La municipalité a testé de nombreuses mesures techniques : ronds-points, stops, dos d’âne, chicanes ou rétrécissements. Ces aménagements sont souvent inconfortables pour les conducteurs et leurs passagers, en voitures particulières comme en autobus. Ils sont aussi bruyants pour les riverains et qui plus est, aggravent la pollution en raison du changement de régime des moteurs. Enfin, ces aménagements se révèlent trop souvent dangereux pour les cyclistes en raison des dépassements avec un écart latéral inférieur à 1 mètre, se finissant parfois en queue de poisson.

Les associations avaient signalé les difficultés de déplacement à bicyclette sur la voie du tramway. En réponse, des voies d’évitement et de remplacement ont été proposées. Elles sont peu commodes, guère lisibles. Elles ont été pensées pour les loisirs et non pour un usage quotidien. De ce fait, des cyclistes ont continué d’emprunter la voie du tram et en raison des rails, certains ont chuté. La dangerosité devait être signalée, des alternatives mises en place. La voie verte en place de la voie ferrée est l’une des réponses. Pourquoi, dès aujourd’hui et sans nouvelles propositions, interdire une grande partie de l’avenue Pierre Mendès France aux cyclistes ? Comment faire lorsqu’on est riverain ?

La nouvelle zone du Pré devrait permettre une meilleure desserte par les transports en commun. La ligne 7 pourrait emprunter les quartiers Salette puis Ardenne, augmentant ainsi le nombre d’arrêts au terminus de la Dézière. Une réelle concertation doit être organisée. Une amélioration des déplacements selon des moyens actifs à pied, à vélo ou autres, s’impose, surtout pour se rendre dans les établissements scolaires. La question des déplacements à Avrillé est toujours d’actualité.

Photos pour la tribune de la minorité.

 

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