Conformément à la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, le site Internet de la Ville d’Avrillé ouvre un espace d’expression aux différents groupes politiques qui composent le Conseil municipal, mis à jour chaque mois.

Majorité

Tous concernés

En 2017, nous avons pris la décision de ne pas activer l’éclairage public nocturne pendant les mois de juillet et août, c’est à dire lorsque les journées sont plus longues. Cette mesure menée initialement à titre expérimental, concernait l’ensemble du territoire communal, exception faite des principaux axes de circulation et des carrefours. Cette année, nous avons renouvelé cette action sur une période plus importante, de mai à août, et sur des plages horaires peu fréquentées par la population et les automobilistes qui bénéficient déjà de l’éclairage de leurs véhicules. De nombreuses communes de l’agglomération angevine ont également fait ce choix motivé par un triple objectif. L’extinction de l’éclairage la nuit permet d’améliorer le confort et la santé des habitants en réduisant la nuisance et la pollution lumineuse. D’un point de vue économique, cela permet de réduire la consommation d’électricité et la facture énergétique, dans un contexte où les budgets des collectivités sont de plus en plus complexes et contraints.  Enfin, l’impact écologique n’est plus à démontrer. L’extinction nocturne de l’éclairage public permet de réduire  la pollution lumineuse et de diminuer l’impact sur la biodiversité en respectant mieux les rythmes jour/nuit de la faune et de la flore. Cette pratique limite fortement les émissions de CO2 et ses effets.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la politique ambitieuse que nous avons engagée depuis plusieurs années en faveur du développement durable et de réduction des consommations énergétiques annuelles. Rappelons les choix que nous avons opérés dans cette logique : adaptation des techniques d’entretien des espaces publics lesquels sont conçus différemment,  travaux de rénovation énergétique de nos bâtiments municipaux à l’instar de ceux qui débuteront très prochainement au centre culturel Brassens etc.  Ces décisions s’imposent. Nous ne pouvons plus ignorer l’impact de nos politiques et plus largement de nos actions à tous, sur l’environnement.

Minorité

Lourde perte

L’incendie de la salle Lino Ventura s’est déroulé dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016. Le départ de feu, certainement criminel, a dû avoir lieu à l’arrière, près des emplacements des containers poubelle. Il a atteint la toiture, et malgré l’intervention des pompiers, il a provoqué des dommages difficilement réparables. Depuis vingt-deux mois, la perte de cet édifice porte un fort préjudice aux manifestations organisées à Avrillé et aux activités proposées aux habitants. Le complexe Lino Ventura permettait aux associations, aux particuliers, aux entreprises de se retrouver pour des moments festifs, des spectacles, des évènements familiaux ou de promotion. Trouver un endroit identique rendant les mêmes services se révèle bien difficile pour ne pas dire impossible. Ainsi, lors des fêtes du jumelage en mai dernier, il a fallu dresser un barnum pour le repas officiel, pour un coût non négligeable.

Ce sinistre nous conduit à nous poser de nombreuses questions.
Quelles en sont les circonstances exactes ? Qu’en est-il de l’enquête ? Pourquoi le feu a-t-il pu se propager si rapidement et si intensément ? Pourquoi les caméras de surveillance ont-elles été inopérantes ? Qu’ont donné les investigations de proximité ?
Plus important, que fait-on depuis près de deux ans ? Rien n’est envisagé pour remplacer dans un proche avenir, ce lieu de vie et de rencontres dans Avrillé : c’est une perte très importante pour les habitants, la ville et les usagers de cet espace, c’est un préjudice pour l’image et la notoriété de notre cité !

Le contrat d’assurances devait prévoir une réfection en l’état. Vu les coûts d’une déconstruction et les délais de construction d’un bâtiment de substitution, n’aurait-il pas été judicieux de susciter un débat citoyen avec les habitants pour envisager différentes solutions ? Se saisir de cette occasion pour permettre aux Avrillais de discuter et de confronter leurs attentes et leurs projets.
Certes la Ville aurait dû contribuer financièrement pour compenser la vétusté du bâtiment et les mises aux nouvelles normes d’isolation thermique et de sécurité.
Nous regrettons donc, le peu de concertation, le manque d’information sur ce sujet. Nous regrettons surtout la faiblesse de la somme que la Ville reçoit en dédommagement pour une reconstruction repoussée à une date ultérieure ainsi que les manques à gagner des locations qui ne peuvent plus avoir lieu ! Les frais de démolition pour l’espace Lino Ventura et les coûts d’étude d’un ensemble de substitution entameront fortement ce montant de 700 000€ d’indemnités accordé par l’assurance de la Ville.

Ainsi, avec la vente du château, cette compensation et la cession de la crèche de l’Adézière, les recettes communales augmentent. Certes, mais nous entamons nos possibilités futures, nous entérinons la perte de pans entiers de notre histoire, de notre patrimoine et nous écartons des opportunités offertes aux citoyens d’Avrillé, de se réunir, se divertir et surtout animer la commune.

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