Conformément à la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, le site Internet de la Ville d’Avrillé ouvre un espace d’expression aux différents groupes politiques qui composent le Conseil municipal, mis à jour chaque mois.

Majorité

Ambition et réalité

Gérer une commune et son territoire suppose rigueur et responsabilité. Cela implique de prendre en considération les besoins et les impératifs que sont ceux d’une collectivité
aujourd’hui.

Cela implique d’anticiper autant que faire se peut, les évolutions sociétales parmi lesquelles les modes de vie et le cadre économique. Aucun champ de l’action municipale ne doit échapper à cette recherche de juste équilibre.
C’est dans cette logique, qu’il y a plusieurs mois déjà, nous vous indiquions avoir engagé une réflexion sur la politique de la Petite enfance notamment, considérant une offre privée de crèches en plein essor, génératrice d’emplois et d’une qualité tout aussi satisfaisante que celle pouvant être proposée par le secteur public.

Conserver un même niveau de services sur le territoire, sans augmenter les dépenses de la collectivité qui évolue dans un contexte difficile, dans une situation de pression fiscale sur les ménages très importante, est une décision légitime.
Le coût de garde d’un enfant en crèche associative subventionnée est deux fois plus élevé pour le contribuable Avrillais que celui d’une garde en crèche municipale. L’argent du contribuable doit être utilisé au mieux des besoins et de l’environnement.
Nous nous refusons à tout immobilisme qui consisterait à vouloir maintenir un dispositif, au seul motif qu’il est ancien, faisant abstraction des réalités de la commune. Notre décision, nous l’assumons pleinement.

Faire croire que le cadre municipal doit rester figer revient à tromper les Avrillais.

Se cantonner à une vision trop étroite de ce que veut dire réformer la société, en se référant toujours aux mêmes exemples, formulant les mêmes critiques, ce n’est pas ça une politique volontariste. La gestion des deniers publics nous impose une responsabilité, celle de préparer l’avenir de notre territoire en anticipant les besoins de demain et en considérant les réalités d’aujourd’hui. Notre action nous la portons envers et pour les Avrillais.

 

Minorité

Morosité et confiance

Méfiance, lassitude et morosité dominent l’état d’esprit des Français. En dix ans, le nombre de demandeurs d’emploi est passé de 3 millions à 4,5, le nombre de pauvres a augmenté d’un million. Pendant ce même temps, le revenu mensuel des 10 % les plus pauvres a diminué d’environ 30 euros et celui des 10% les plus riches a augmenté de plus de 270 euros. L’avenir de l’emploi demeure sombre : précarisation des contrats, chômage qui touche les moins diplômés et les jeunes actifs. Les allocations, retraites ou autres revenus minimaux doivent être complétés par des aides ponctuelles.

À Avrillé, selon les chiffres du centre communal d’action sociale (CCAS), l’aide alimentaire a crû de 33 % entre 2015 et 2016, le nombre de familles aidées par la Banque alimentaire de 14,5 % et les secours financiers de 51 %.

Influencés par des chercheurs et idéologues libéraux, les milieux dirigeants, à l’échelle nationale comme mondiale, préconisent une très grande liberté avec diminution des normes, un individualisme triomphant ou encore une baisse de la fiscalité. Cela conduit à dévaloriser les solidarités et la politique de redistribution, à encourager le désengagement de l’État et à privilégier les actions locales quitte à les subventionner en partie.

C’est le cas des TAP (temps d’activités périscolaires) où la Commune fait participer les familles. Cela concerne aussi la police municipale qui doit être dotée de matériels coûteux. Lors du dernier conseil municipal, nous avons considéré que l’achat de camera-piétons pour filmer les interventions des policiers municipaux était prématuré. Pour nous, ces dotations expérimentales doivent être accompagnées de formations et exigent une application déontologique, ces éléments ne sont pas assez définis.

L’insuffisance de salles municipales pour les associations se fait toujours ressentir. Et cela coûte cher, lorsqu’il faut réaménager ou remettre aux normes des locaux même s’ils sont temporaires. Ainsi ceux de l’ancienne école Jules Ferry qui seront abandonnés dans peu de temps pour d’autres lieux tout aussi précaires, avec des travaux analogues à réaliser.

Nous sommes aussi vigilants quant à la réfection des bâtiments du Chêne-Fournier, local communal où peuvent se réunir familles ou groupes, avec possibilité de préparer des repas. C’est le seul endroit offrant de telles possibilités depuis l’incendie accidentel du centre Lino Ventura. La Ville d’Avrillé a obtenu des tarifs préférentiels au profit des associations avrillaises pour louer l’Espace Longuenée et elle peut compenser certains manques à gagner. Le groupe inter quartiers d’Avrillé qui organise depuis de nombreuses années, en décembre, la mobilisation pour le Téléthon, a toujours obtenu gratuitement salles et installations sportives dans notre ville. Cette année, le centre Lino Ventura étant inutilisable, le groupe inter-quartier espère une solution pour lui éviter les frais de location d’une grande salle nécessairement extérieure à Avrillé.

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