D’Aprilis à Avrillé

Le nom d’Avrillé vient vraisemblablement d’Aprilis, terme fréquemment utilisé pour désigner des villas gallo-romaines, à partir du nom de leur propriétaire.

On peut supposer que l’ancêtre d’Avrillé s’étendait pour partie sur le versant des coteaux de la Mayenne ; des traces d’enclos ont été révélées par photographie aérienne, au bas de la Perrière.

Aprilis devient ensuite Avrilleium (1094-1101), Auvrille (1222), Avrilleio (1260) puis Apvrille (XVIe et XVIIe siècle) et enfin Avrillé au XVIIIe siècle.

Moulin de la Garde
La Haye aux Bonshommes - Période centre de vacances
Entrée du bourg d'Avrillé - Place de l'église et mairie
Château de la Plesse
Château de la Garde
Champ des Martyrs
Champ des Martyrs
Champ des Martyrs - Maison du Chapelain
Chalet de la Chalouère
Avenue Pierre Mendès-France, Avrillé, 1916.

Quelques moments clés…

Les premiers Avrillais furent probablement des hommes de l’âge de pierre, comme en témoignent des outils retrouvés au cours de fouilles (voir au musée de paléontologie d’Angers une belle hache-marteau).

La paroisse d’Avrillé

Elle est fondée au 12e siècle : le comte Foulque le Jeune fait don de terres à l’abbesse du Ronceray. De ce domaine, l’abbesse perçoit les revenus et bénéfices afférents. Lorsque le comte part pour les croisades en 1129, l’abbesse est autorisée à fonder un bourg sur la partie avrillaise du domaine dont elle perçoit les revenus. Une église dédiée à Saint-Gilles est édifiée. La paroisse d’Avrillé est née. Cette situation dure jusqu’à la Révolution.

Sous l’Ancien Régime

Les terres se partagent entre plusieurs seigneuries : les châtelains de la Perrière sont les Goddes de Varennes (1606-1714), puis les Bachelier de Bercy (1789). La seigneurie des Raffoux est détenue par Charles de Gondi (1520-1540) ; elle passe plus tard aux mains des Goddes de Varennes puis des Bachelier de Bercy. L’abbaye Saint-Nicolas possède le fief de l’Adézière.

A l’aube de la Révolution

La paroisse d’Avrillé a les mêmes limites que la commune actuelle (2378,35 arpents d’Anjou). Elle est constituée d’un quart de bois, d’un quart de landes, d’un quart de vignes et d’un quart de terres cultivées. Le village se situe à l’emplacement du bourg actuel, le long de la « Route Royale » pavée. Des métairies et closeries sont dispersées dans la campagne. Avrillé avait une vocation particulière : l’accueil des enfants en nourrice ou « nourrissage ». On retrouve les premières traces de cette activité en 1637.

Pendant la révolution

Tous les domaines appartenant aux religieux de la Haye, devenus biens nationaux, sont vendus aux enchères. Ces lieux seront le théâtre de massacres de catholiques réfractaires et de Vendéens (actuel Champ des Martyrs). En décembre 1791, François-René Coué, député aux Etats Généraux, est élu Maire. C’est le premier Maire d’Avrillé.

Avrillé reste un simple village pendant un siècle et demi

Au cours du 19e siècle, c’est une commune rurale dont la population est plutôt pauvre. Les ardoisières d’Avrillé sont les premières à être exploitées en Anjou, dès le 12e siècle. Elles le seront de façon industrielle au 19e siècle. De 1819 à 1847, ce sont des carrières à ciel ouvert (carrière de la Désirée, actuel emplacement du Lac Bleu).

Pendant la Seconde guerre mondiale

L’aérodrome et le quartier du Bois du Roy ont à souffrir des bombardements américains visant les stukas (petits chasseurs bombardiers allemands) basés au champ d’aviation et les installations de la Kriegsmarine (juin 1944).

Après la Seconde guerre mondiale

En 1947, après la Seconde guerre mondiale, avec ses 1604 habitants, Avrillé n’est qu’une simple bourgade de la banlieue angevine où vivent en majorité de simples travailleurs, ouvriers, employés, personnel domestique, qui représentent 60 % de la population active. L’activité agricole représente 20 % des actifs. L’adduction d’eau de la Loire n’est pas encore réalisée. La route qui traverse le bourg est encore pavée. Les autres voies, encore rares, sont de simples chemins de terre. Avrillé compte une cinquantaine de commerçants et d’artisans.

Les années 50 et 60

Ces années sont celles du grand démarrage d’Avrillé. L’urbanisation s’accélère : 925 logements seront construits entre 1949 et 1969, dont certains de grand standing comme le Val d’Or. La population triple et les catégories socio-professionnelles se diversifient. C’est l’arrivée d’une certaine bourgeoisie (professions libérales, cadres) qui n’existaient pas jusque-là. L’adduction d’eau est réalisée au début des années 50. On s’occupe enfin de la voirie.

De nos jours

Le petit bourg pauvre est devenu une agréable ville résidentielle. Les quartiers longtemps dispersés, trouvent aujourd’hui une vraie liaison entre eux, sans que les espaces verts soient sacrifiés. L’industrie s’y est développée, on y vit mais on y travaille aussi. Tout en préservant son patrimoine, empreint de son histoire, Avrillé Ville-Parc s’est résolument tournée vers l’avenir…

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