Quelques chiffres

Centre-ville et Ternière, ce sont 61 voies de circulation.

En voici la répartition thématique:

  • 13 noms d’avrillais ayant vécu ou séjourné sur la commune
  • 24 noms ayant rapport à la nature ou à l’aspect du lieu
  • 3 noms d’écrivains
  • 4 noms ayant rapport avec l’histoire
  • 3 noms d’aviateurs
  • 2 noms de scientifiques
  • 2 noms de personnalités ayant marqué leur temps
  • 1 nom de musicien

Histoire

Ce que disent les noms de rue

A l’examen des noms, aucune thématique dominante ne se dégage. Sont mis à l’honneur, pêle-mêle :

  • ­ Des figures marquantes de l’histoire avrillaise : Bachelier de Bercy, Camille Boguais, Aurélien Cavigneaux, Alexandre Chiron, Guy Désiré, Henri Richou-Durand, Goddes de Varennes, Charles de Gondi, Louis-Michel Loyau, Amiral Nouvel de la Flèche…
  • Des personnages et évènements historiques : Beaufort de Turenne, Charles de Gaulle, Henri Dunant, Pierre Mendès France, Albert Schweitzer, le Onze Novembre 1918, Verdun.
  • ­ Des scientifiques : Louis Breguet, Louis Pasteur.
  • Des écrivains et musicien : André Malraux, Boris Vian, François Mauriac et Clément Janequin.
  • ­ L’aviation : Maryse Bastié, Maurice Fouchard, René Hersen.
  • ­ La nature, les anciens lieux-dits, la topographie du terrain : Acacias, Arpentière, Bocage, Champs blancs, Garde, Landes, Maufinée, Sellerie, Ternière…
  • ­ Les services : Hôtel de Ville, poste, gare, bascule…

De la voie romaine aux rails du tram

L’avenue Pierre Mendès France, anciennement route nationale, est la colonne vertébrale du quartier. Son orientation correspond à celle de la grande voie romaine qui allait de Juliomagus (Angers) à Condate (Rennes). C’est l’artère vitale du village-rue le long de laquelle la vie s’est organisée au cours des siècles jusqu’au développement intensif de l’habitat dans les années 70.

Au 12ème siècle, une abbesse de Sainte-Marie de la Charité négocie, auprès du comte Geoffroy Plantagenêt, le droit de créer un bourg et une paroisse dédiée à Saint Gilles. Avrilleio est né, qui deviendra Auvrillé au 13ème puis Avrillé au 14ème siècle.

Une communauté s’installe autour des premiers édifices religieux dont les emplacements successifs ne sont pas précisément connus le long de la route royale. La première église clairement localisée est celle du 15ème siècle, à gauche de l’actuel presbytère.

Essentiellement rurale, la population d’Avrillé va croître régulièrement et s’enrichir d’une dizaine d’artisans dans la moitié du 18ème siècle.

La première école communale s’ouvre en 1834, à la faveur de la loi Guizot, dans le bourg qui compte, désormais, plus de cinq cents habitants. Ce groupe scolaire mixte qui abrite aussi la salle de la mairie se situait à l’emplacement de l’actuel restaurant Malanga. Au gré de l’histoire, l’étroitesse, la vétusté des lieux et les lois Ferry entraînent, à plusieurs reprises, le déplacement de l’école et la création de nouveaux établissements d’enseignement laïcs et privés.

L’église, la mairie, la poste, le terrain de football et, si on remonte plus loin encore dans le temps, même le cimetière, ont changé de place au fil des ans.

Arrive le 20ème siècle. Le développement de la commune s’amorce entre les deux conflits mondiaux pour s’accélérer dans les années 1970, période où le quartier de la Ternière se développe. Le centre-bourg entame sa mutation. Il perd ses écoles, mais s’enrichit de nouveaux services comme les foyers-logements.

Le centre d’Avrillé, longtemps prospère, a vu sa fréquentation suivre une courbe inversement proportionnelle à l’augmentation de la population. De la soixantaine d’artisans et de commerces installés le long de la route nationale après la Seconde Guerre Mondiale, il n’en reste plus guère qu’une quinzaine.

Aujourd’hui, le tramway et ses couleurs arc-en-ciel ont remplacé les oriflammes brodées d’or des fêtes religieuses et les défilés de chars fleuris des fêtes de printemps.

La facilité des déplacements, l’extension et la diversité des zones de chalandise poussent les habitants à pratiquer le nomadisme commercial et à délaisser les commerces de proximité. « On ne vit plus d’Avrillé sur Avrillé » disait René Rabault, un écrivain amoureux de l’Anjou *.

C’est le challenge des années à venir que de redonner au cœur historique de la ville un dynamisme attractif.

* René Rabault est né et mort à Angers (1910 – 1993). Homme de théâtre, décorateur et écrivain, il crée en 1950 le Festival d’Angers qui deviendra officiellement, en 1952, le Festival d’Anjou. Plusieurs bibliothèques municipales portent son nom, dont celle de Mûrs-Érigné.

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