Quelques chiffres

Ardenne, Raffoux, Plateau Mayenne, Coteaux de la Mayenne, c’est 61 voies de circulation:

  • 9 voies en quartier Ardenne
  • 3 en quartier Raffoux
  • 37 en quartier Coteaux de la Mayenne
  • 12 en quartier Plateau de la Mayenne

Voici la répartition thématique :

  • 11 noms d’aviateurs
  • 11 noms de personnalités ayant marqué leur temps
  • 17 noms ayant rapport à la nature ou à l’aspect du lieu
  • 1 nom d’Avrillais ayant vécu ou séjourné sur la commune
  • 5 noms de scientifiques
  • 1 nom de musicien
  • 4 noms ayant rapport avec l’Histoire
  • 8 noms d’écrivains

Histoire

Ce quartier, village de plateau, de vallée, de culture, village à la fois étiré et ramassé autour de ses deux châteaux et de son moulin, est de ceux qui ont connu la vie préhistorique, la vie agricole, lieux longtemps livrés au seul chant des oiseaux.

Son sol, alphabet d’espace, de vent, de terre et d’eau, est resté offert aux marcheurs. Sur ces terres morcelées avec parcimonie, alternent bois, labours, prairies, où l’on peut se laisser mener par le fil impérieux des sentiers et côtoyer ces lieux-dits, aux noms souvent mystérieux, parfois étranges, comme sortis du fond des âges : La Passendière, La Pauvrerie, Le Lude, La Rennerie, Le Clos Panloup, Les Couettes, Froide-Fontaine, Rozé…

Ce village a bien évolué. Il n’y a plus de lin, plus de vigne, mais la nature est toujours présente. Dans son dictionnaire historique, Célestin Port n’en fait pas mention. Des clos existent sur les coteaux, lieux de culture de la vigne dans les temps anciens. En 1668, le curé Jouanneaux indique dans le registre paroissial que Les marchands d’Orléans sont venus dans notre paroisse pour acheter le vin du pays. Y avait-il un vignoble dans ce clos ? Sans doute, puisque le cadastre napoléonien le mentionne. N’oublions pas cependant que, vers 1966, 7.000 litres de vin étaient encore produits sur Avrillé à partir de petites parcelles.

La vie rurale a disparu, chassée par l’urbanisation rampante : Les Vignes (1967), La Violette (1970), Le Bocage (1971), etc. Néanmoins, on ne se lasse pas d’un tel paysage, de son coteau, de ses arbres, de sa terre, géologie arasée par des millénaires de schiste et de calcaire. Les noms de rues sont en parfaite harmonie avec cette terre façonnée par les vents et sculptée par les eaux en bordure de Mayenne.

Ce que disent les rues

Ardenne, place aux aventuriers

Ardenne, des noms de rues vouées à l’esprit de découverte et d’aventure à travers des voyages tel que celui d’Ulysse, plein de rencontres, peuplés de réalités, de rêves, d’espoir et de légendes odysséennes. Des voyages qui se sont déroulés au 18ème siècle, celui des Lumières, avec comme acteurs : des navigateurs, des botanistes, des naturalistes, des entomologistes, des zoologistes. En résumé, des hommes, aventuriers et savants, qui n’ont pu résister à leur envie d’apprendre et de savoir, qui chez eux était la plus forte. Comble du bonheur, ce lotissement Ardenne a été créé sous le signe du développement durable, à une époque où la conservation et la gestion des milieux de vie servent la biodiversité.

Voici nos savants aventuriers :

  • Pierre Poivre, horticulteur, botaniste, agronome, missionnaire, part en Chine, puis aux Indes et fait entrer la culture des épices dans les îles de France.
  • Louis Antoine de Bougainville, vice-amiral, navigateur, compagnon de Montcalm, fait le tour du monde sur La Boudeuse.
  • François Le Vaillant, naturaliste, ornithologiste, voyage en Afrique et laisse son nom au Lycée français du Cap (Afrique du Sud).
  • Aimé Bonpland, médecin, botaniste, compagnon d’Alexandre von Humboldt, part en Amérique du Sud où il repose.
  • François Péron, naturaliste, anthropologue, entomologiste, part en terres australes et laisse son nom au National Park à Shark Bay (Australie).

Les Coteaux de la Mayenne célèbrent l’Europe

Les Coteaux de la Mayenne font référence à l’Europe unie et à l’équipe de visionnaires qui a permis sa réalisation. Enfin, la paix s’installe sur notre Vieux Continent. Les Droits de l’Homme sont proclamés en 1948. Les pères de l’Europe n’ont pas été oubliés : Adenauer, De Gasperi, Spaak, Schuman, Bech, Monnet sans omettre René Cassin, l’un des principaux rédacteurs des Droits de l’Homme. Les jumelages, Fen Edge Villages et Ripollet complètent ces actions de fraternité universelle.

Les écrivains sont également présents et parmi eux : Pablo Neruda et Federico Garcia Lorca qui, tous les deux ont subi la dictature, Zola, qui a connu l’injustice et l’exil.

Plateau Mayenne célèbre la naissance de l’aviation

Voler est un vieux rêve pour l’homme. La légende du vol d’Icare, les codex de Léonard de Vinci au 16ème siècle, les frères Montgolfier au 18ème, nous le rappellent. La grande période des précurseurs, des pionniers du plus lourd que l’air, commence fin 19ème siècle et se termine en 1914. Quelques noms sont passés à la postérité : Clément Ader (1890), les frères Wright (1903), Alberto Santos Dumont (1906), Henri Farman (1908), Louis Blériot (1909)…

À cette époque, l’aérodrome d’Avrillé, l’un des premiers en province, voit le jour. L’Anjou garde la mémoire des frères René et Pierre Gasnier. Des hommes et des femmes passionnés et téméraires, à partir d’aérodromes comme Avrillé, Reims, Le Crotoy, Le Mans… vont faire que chaque vol soit une première ou une tentative de record : toujours un peu plus vite, un peu plus loin, un peu plus haut. Les aviateurs sont, souvent, à la fois concepteurs de leurs machines volantes et aventuriers des airs. Beaucoup y laisseront leur vie, car à chaque instant, c’est un dépassement de soi-même.

Les meetings d’aviation se multiplient. En 1910, le meeting aérien de l’Anjou est suivi par 200 000 personnes. En 1912, un circuit de 150 kms, dans le triangle Angers-Saumur-Cholet, baptisé circuit d’Anjou, patronné par l’Aéro-club de France, verra la victoire de Roland Garros en présence de l’écrivain Colette, alors journaliste.

Avrillé ne pouvait pas tirer un trait sur cette période très riche de la vie de notre commune et le devoir de mémoire s’imposait :
Adrienne Bolland, Elise Deroche, Yvonne Jourjon, Thérèse Peltier, ces femmes, nées à la fin du 19ème siècle, avaient cette passion de l’aviation. Les hommes ne sont pas en reste : Charles Fauvel, Georges Legagneux, Eric Nessler.
Plus près de nous, Francine Abadie, Jacques Guignard, Maurice Mailfert, Antoine de Saint- Exupéry, autres passionnés qui se sont illustrés.

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